Choisir un filtre CPL Linky suppose d’abord de savoir ce que vous cherchez à réduire. Le signal CPL du compteur, les harmoniques d’un onduleur, les perturbations générées par certaines alimentations à découpages et le champ électrique à basse fréquence généré par le câblage ne sont pas le même phénomène. Ils ne se mesurent pas de la même manière et ne se traitent pas avec les mêmes protections.
C’est précisément là que les erreurs commencent : installer un filtre CPL pour réduire le champ électrique à 50 Hz d’une chambre, ou poser un interrupteur automatique de champs en pensant filtrer les fréquences du CPL, ne permet pas d’obtenir le résultat recherché.
Pour Geotellurique.fr, la logique reste donc la même : identifier la perturbation, la mesurer avec l’appareil adapté, puis intervenir au bon endroit. Notre sélection de filtres CPL et protections Linky comprend des solutions série et parallèle qui répondent à des configurations différentes.
Filtre CPL Linky : de quelles perturbations parle-t-on ?
L’expression « électricité sale » est couramment utilisée pour regrouper des perturbations présentes sur le réseau électrique à des fréquences supérieures à 50 Hz. Ce n’est pas une grandeur électrique unique ni une appellation réglementaire. Elle peut désigner différents signaux conduits générés par des équipements électroniques, des alimentations à découpage, des variateurs, des onduleurs photovoltaïques ou encore des technologies CPL.
Le compteur Linky utilise précisément le courant porteur en ligne pour communiquer sur le réseau de distribution. L’ANFR distingue deux technologies : les compteurs G1 utilisent les fréquences de 63,3 et 74 kHz, tandis que le protocole G3 répartit le signal entre 35,9 et 90,6 kHz.
Ce signal circule sur les conducteurs électriques. Il ne faut donc pas le confondre avec le 50 Hz qui alimente les appareils ni avec les radiofréquences de type Wi-Fi ou de la téléphonie mobile 4G/5G .
Notre travail chez Geotellurique.fr consiste justement à éviter de regrouper toutes ces émissions sous le seul mot « ondes ». Un filtre CPL, un détecteur BF et un câble blindé ont chacun leur rôle ; ils ne sont pas interchangeables.
Mesurer avant de choisir un filtre
Avant de filtrer, il faut savoir si les perturbations conduites constituent réellement le phénomène que vous souhaitez traiter. Un mesureur d’électricité sale branché sur une prise permet d’observer une partie des fréquences parasites présentes sur le réseau, selon la bande couverte par l’appareil.
Le choix de l’appareil est déterminant, et surtout la bande de fréquences qu’il couvre. Un mesureur centré sur quelques dizaines de kilohertz suffit à repérer la zone utilisée par le CPL Linky. Un appareil à bande plus large va plus loin, puisqu’il révèle aussi les autres perturbations conduites générées par l’installation ou les appareils domestiques. C’est le cas par exemple d’un onduleur de panneaux photovoltaïques, qui injecte en permanence des fréquences parasites sur le réseau, souvent bien au-delà de la bande utilisée par le Linky.
La mesure doit ensuite être répétée une fois le filtre installé. La valeur annoncée par un fabricant caractérise son produit dans des conditions données, elle ne permet pas de prédire le résultat exact obtenu dans chaque logement.
C’est pourquoi nous privilégions chez Geotellurique.fr une démarche avant et après. Nous mesurons à plusieurs reprises pour repérer d’où vient la perturbation et à quel niveau. Nous installons ensuite le dispositif qui correspond au cas réel, un filtre série au tableau quand toute l’installation est concernée, un filtre parallèle sur prise quand la source est localisée, ou un interrupteur automatique de champ lorsque c’est le champ électrique du câblage qui pose problème. Puis nous remesurons aux mêmes endroits afin de vérifier l’efficacité.
Si le problème observé concerne plutôt le champ électrique du câblage, il faut changer d’outil. Les détecteurs basses fréquences permettent d’étudier les champs électriques et magnétiques liés à l’installation, avec des caractéristiques de mesure adaptées à ces phénomènes.
Filtre CPL série : intervenir au niveau du tableau
Un filtre série s’intègre dans l’installation électrique, généralement au niveau du tableau. Le courant destiné au logement traverse le dispositif : son dimensionnement et son installation doivent donc correspondre aux caractéristiques électriques du site.

Dans la gamme actuelle, nous distinguons notamment le Zen Protect de Biovolts Protect, dont la plage de filtration annoncée va de 10 kHz à 2 MHz, et le PROSTOP65 de Polier, donné pour 35 à 150 kHz. Le premier couvre une bande plus large et est notamment présenté pour les installations comportant des perturbations liées à un onduleur photovoltaïque ; le second cible une bande qui englobe les fréquences CPL utilisées par Linky.

Il serait néanmoins réducteur de choisir uniquement à partir de la largeur de bande. Le courant admissible, l’architecture du tableau, le type de réseau et la présence d’une production photovoltaïque doivent être examinés avant la commande.
C’est sur ces éléments que notre conseil prend tout son sens : Geotellurique.fr ne recommande pas automatiquement le filtre présentant la bande la plus large. Nous cherchons celui qui correspond à l’installation et aux perturbations réellement identifiées.
La pose d’un filtre série implique une intervention dans le tableau électrique. Elle doit être réalisée par un électricien qualifié. Un professionnel n’a pas nécessairement besoin d’être spécialisé en bio-électricité pour effectuer la pose, mais il doit disposer des informations techniques du produit et vérifier sa compatibilité avec l’installation.
Filtre parallèle : agir depuis une prise
Le filtre parallèle répond à une autre logique. Il se branche directement sur une prise et agit sans que tout le courant du logement traverse le dispositif.
Cette configuration est particulièrement intéressante lorsqu’une perturbation est associée à une zone ou à un appareil identifiable. Le placement près de la source permet généralement d’agir au plus près du point où les perturbations sont injectées sur le réseau.

Le Panda15x2 de Polier, proposé dans la gamme, travaille sur une plage annoncée de 10 à 95 kHz, qui recouvre les fréquences utilisées par le CPL Linky G1 et G3. Il intègre également une fonction liée au champ électrique qui nécessite une prise disposant d’une terre effective.

Le STROOM MASTER PRO de SPIRO relève également de la famille des filtres parallèles, mais avec une approche annoncée comme plus large sur les perturbations générées par différents équipements électroniques. Là encore, la mesure avant et après branchement reste le moyen le plus concret d’évaluer son intérêt dans une installation donnée. Il filtre aussi de manière passive la perturbation électromagnétique générée par le dispositif lui-même, et devient ainsi encore bien plus biocompatible pour les personnes électro-hypersensibles que les autres filtres du marché.
Dans notre sélection, nous ne présentons donc pas le filtre parallèle comme une version plus simple du filtre série. Nous le considérons comme une réponse différente : accessible sans modification du tableau et pertinente lorsqu’un traitement local ou complémentaire est recherché.
Un interrupteur automatique de champs ne filtre pas le CPL
L’interrupteur automatique de champs, ou IAC, apparaît souvent dans les mêmes projets d’électricité biocompatible, mais son fonctionnement est totalement différent.
Le fonctionnement est simple. Quand plus aucun appareil n’est utilisé sur le circuit, par exemple la nuit dans une chambre, l’IAC coupe automatiquement la tension du secteur. Le câblage n’est alors plus sous tension, donc il ne génère plus de champ électrique. Pour rester réactif, l’appareil envoie en continu une très faible tension de veille sur la ligne. Dès que tu rallumes une lampe ou branches un appareil, il détecte cette demande et rétablit instantanément l’alimentation normale.
Son but est donc de supprimer le champ électrique basse fréquence du câblage pendant les périodes de repos, quand personne n’a besoin de courant. C’est particulièrement utile autour du lit, pour retrouver un environnement électrique calme durant le sommeil. En revanche, il agit sur le champ électrique du câblage, pas sur l’électricité sale. Il ne remplace donc pas un filtre CPL.

Nous proposons les interrupteurs automatiques de champs précisément pour cette raison : Geotellurique.fr les intègre à une démarche d’électricité biocompatible lorsque la mesure met en évidence un champ électrique lié au câblage dans une zone de repos, pas comme une protection générique contre Linky.
Le choix dépend également des équipements présents sur le circuit. L’Eltako FR12 nécessite notamment une charge d’environ 15 W pour déclencher, tandis que le NA7 Comfort est adapté à des puissances plus faibles, à partir de 4 W. Le BioRupteur II répond encore à d’autres configurations, notamment grâce à sa coupure bipolaire pour le réseau belge.
Certaines charges permanentes ou certains automatismes peuvent rendre l’utilisation d’un IAC moins simple. Le circuit doit donc être étudié avant installation, et la pose au tableau reste l’affaire d’un professionnel.
Câbles blindés : anticiper dès la construction ou la rénovation
Lorsqu’une installation électrique est créée ou rénovée, on peut aussi agir directement sur le câblage. Un câble blindé intègre un écran de blindage autour de ses conducteurs, le plus souvent une fine feuille d’aluminium. Un fil de drain reste en contact avec cet écran sur toute la longueur du câble. Une fois raccordé à la terre au niveau du bornier, cet ensemble évacue vers le sol le champ électrique à 50 Hz émis par le câblage. C’est le principal rôle de l’écran, réduire le champ électrique rayonné par le câble.
La partie magnétique répond à une autre logique. Ce n’est pas l’écran qui la traite, mais le torsadage des conducteurs à l’intérieur du câble. En s’enroulant l’un autour de l’autre, les fils voient leurs champs magnétiques s’opposer et s’annuler en partie. La réduction est réelle, mais elle n’est pas totale et n’atteint pas 100%. Ce type de câble limite aussi la part rayonnée des perturbations hautes fréquences, comme le CPL et l’électricité sale émis par le câblage. En revanche, il ne supprime pas la pollution qui circule à l’intérieur même des conducteurs. Cette pollution conduite reste présente dans l’installation, et c’est précisément là que le filtre CPL intervient pour la traiter.

Pour les projets de rénovation ou de construction, les câbles blindés font partie des solutions que nous pouvons intégrer dès la conception de l’installation. Nous les associons aux fils, gaines et accessoires adaptés afin d’éviter de traiter un seul tronçon en oubliant les continuités du réseau.
Cette solution n’a évidemment pas le même coût ni la même logique qu’un filtre branché sur une prise. Elle devient surtout pertinente lorsque des travaux sont déjà prévus.
Linky : distinguer le CPL des autres champs électriques
Le terme « ondes du compteur Linky » entretient souvent la confusion entre plusieurs phénomènes. Pour son fonctionnement communicant sur le réseau électrique, Linky utilise le CPL. Ces communications utilisent les bandes de fréquences associées aux technologies G1 et G3 évoquées plus haut, et l’ANFR a mesuré les champs électromagnétiques associés à ce fonctionnement.
Le compteur et les câbles sont par ailleurs parcourus par le courant secteur à 50 Hz. Mesurer le champ électrique à proximité d’une installation et rechercher un signal CPL sur les conducteurs sont donc deux opérations différentes.
Cette distinction permet aussi de sortir d’un débat trop binaire : détecter un signal ne signifie pas automatiquement qu’un filtre est nécessaire. Il faut d’abord savoir quel signal est présent, à quel niveau et quel objectif de réduction est recherché.
C’est dans cet esprit que nous avons consacré un contenu spécifique à la manière de se protéger des ondes du compteur Linky : notre approche reste centrée sur les phénomènes mesurables et les solutions techniques correspondantes, sans discours alarmiste.
Dans quel ordre agir sur son installation ?
Si votre préoccupation concerne l’électricité sale ou le CPL, commencez par effectuer plusieurs mesures sur le réseau. Les variations entre prises et selon les appareils en fonctionnement peuvent déjà orienter la recherche.
Lorsque la perturbation est localisée, un filtre parallèle peut être envisagé et son effet immédiatement contrôlé. Si elle concerne plus largement l’arrivée de l’installation ou si la configuration comporte des équipements comme un onduleur photovoltaïque, un filtre série pourra être étudié avec un électricien.
Si la mesure révèle surtout un champ électrique 50 Hz dans une chambre, ne cherchez pas à le corriger avec un filtre CPL. Un IAC ou, dans le cadre de travaux, un câblage blindé seront des pistes plus cohérentes.
Enfin, remesurez. Les caractéristiques techniques d’un produit permettent de présélectionner une solution ; la comparaison avant/après permet de savoir si elle répond effectivement à votre installation.
Choisir un filtre CPL Linky avec Geotellurique.fr
Une installation photovoltaïque, un tableau ancien, une perturbation localisée ou encore une chambre exposée à un champ électrique ne nécessitent pas les mêmes solutions. C’est pourquoi le choix ne devrait jamais se résumer à : quel est le filtre CPL le plus puissant ?
Notre expertise consiste à replacer le produit dans l’ensemble du diagnostic : nous pouvons vous aider à différencier CPL, perturbations conduites et champs basses fréquences, à choisir l’appareil de mesure correspondant puis à déterminer si un filtre série, un filtre parallèle, un IAC ou une solution de câblage est pertinent.
Lorsque le projet devient plus complexe, nos services comprennent également le diagnostic électromagnétique, le coaching à distance et la formation à l’auto-diagnostic. Pour les interventions sur le tableau et le câblage, nous orientons vers un professionnel qualifié.
Le bon filtre CPL Linky n’est finalement pas celui qui promet de tout supprimer. C’est celui dont la plage, le mode de montage et le rôle correspondent au phénomène effectivement mesuré. Pour Geotellurique.fr, cette progression : mesurer, comprendre, intervenir puis vérifier, reste le moyen le plus fiable d’éviter aussi bien un achat inutile qu’une solution placée au mauvais endroit.